Les moustiques mâles sont inoffensifs : seules les femelles moustiques piquent. Car après accouplement, la femelle a absolument besoin d'un repas sanguin pour porter ses oeufs à maturité.
Son repas achevé, elle s'en va pondre ses oeufs à la surface de l'eau ou sur une terre humide soumise à submersion.
Dans l'eau, ses oeufs vont donner naissance à des larves qui ont un mode de vie exclusivement aquatique. L'eau est indispensable à l'éclosion de la larve et à son développement...
Dans certains cas particuliers, les oeufs, à la manière des graines végétales, n'éclosent qu'après avoir passé l'hiver. La vie du moustique au stade larvaire est inférieure à 10 jours chez certaines espèces. Les larves se nourrissent de bactéries et de plancton.
Au terme de cette période, la larve devient nymphe. A ce stade, elle vit encore 2 à 3 jours dans l'eau, le temps que s'accomplissent en elle de profondes modifications anatomiques.
La nymphe commence sa mutation en s'immobilisant à la surface de l'eau. Une déchirure ouvre sa face dorsale.et l'adulte se dégage lentement Libre il pourra enfin voler de ses propres ailes.
La larve de moustique
Toujours aquatique, l'évolution de la larve s'accomplit en quatre stades, séparés par une mue, lui permettant de passer d'environ 2 à 12 mm. A l'exception des Coquillettidia qui ont une biologie particulière, toutes les larves sont mobiles et respirent à la surface de l'eau, soit directement , soit par l'intermédiaire d'un siphon respiratoire situé à l'extrémité de l'abdomen. Elles se déplacent par saccades et se nourrissent, généralement par filtration, soit à la surface, soit au fond du gîte larvaire. Elles se déplacent très peu et après chaque mue la larve se fixe à proximité de l'exuvie abandonnée. La durée du stade larvaire est très variable, de quelques jours, en été, à plusieurs mois (parfois une année pour les espèces n'ayant qu'une génération par an et hibernant au stade larvaire. . On trouve des larves dans toutes les collections d'eau, du marais aux fossés pollués, des fosses septiques aux creux d'arbres, sauf dans les eaux courantes. Ces gîtes peuvent s'étager du bord de la mer, à des altitudes élevées , dans des zones dépourvues de végétation ou des zones très ombragées , dans des eaux douces, polluées ou très saumâtres . Dans certaines conditions, la densité larvaire est telle que les larves peuvent occuper la totalité de la surface du plan d'eau (Culex pipiens, ...).
L'alimentation du moustique
Pendant les premiers jours de leur existence, les adultes mâles et femelles sont au repos dans des lieux abrités. Leur premier repas, pris le plus souvent au crépuscule, est composé de nectar.
Le repas sanguin du moustique
Les moustiques sont surtout connus pour les repas de sang pris par les femelles qui ont besoin, chez la plupart des espèces, d'un apport supplémentaire en protéines pour la maturation des oeufs. Elles piquent de préférence les vertébrés mais ont, presque toujours, une attirance pour un ordre donné. Certaines piquent de préférence les oiseaux ou les batraciens . D'autres peuvent produire une première ponte sans prendre de repas sanguin; elles sont dites autogènes et utilisent les réserves énergétiques accumulées par la larve. Nous savons tous par expérience que les moustiques piquent préférentiellement à certaines heures de la journée, le plus souvent à l'aube et au crépuscule.
La ponte
Une fois gorgée de sang, la femelle se réfugie dans un abri jusqu'à développement complet des oeufs, puis elle recherche un endroit pour pondre. Le nombre d'oeufs produits varie en fonction des espèces et de la quantité de sang absorbée, les pontes autogènes étant toujours composées d'un moins grand nombre d'oeufs. Un seul repas sanguin suffit pour produire une ponte ; si la quantité de sang est suffisante, la femelle ne piquera à nouveau qu'après avoir pondu. Chez certaines espèces, la maturation des œufs laisse des traces dans les ovaires , ce qui permet de déterminer " l'âge physiologique " des femelles, notion particulièrement importante dans le cas de transmission de maladies.
L'hibernation
Partout où il y a un hiver tant soit peu rigoureux, l'hibernation apparaît. Elle peut avoir lieu à un stade fixe ou à plusieurs stades. Au stade adulte, les femelles se réfugient dans des lieux abrités (caves, bergeries,...) ; même s'il leur arrive de prendre un repas de sang, sur les moutons d'une bergerie par exemple, il n'y a pas production d'œufs tant que la belle saison n'est pas revenue. En fait, il ne suffit pas d'une élévation de température pour que l'activité reprenne ; la durée du jour joue également un rôle important.
Durée de vie des adultes
On pense généralement que les moustiques adultes ne vivent que quelques jours, au maximum une ou deux semaines. Certaines espèces ont effectivement une durée de vie qui n'excède pas deux à trois semaines : c'est le cas du moustique Culex pipiens, par exemple, en période estivale. Par contre, d'autres espèces vivent plusieurs mois, en particulier celles qui hibernent au stade adulte.
Source et information EID
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 Le repas du Moustique |  | 1) A l'occasion d'un repas de sang sur un malade en phase de virémie (virus présent dans le sang périphérique), la femelle moustique prélève une certaine quantité de particules virales.
2) Ces virus remontent avec le sang ingéré dans l'œsophage et aboutissent…
3) dans l'estomac où ils résistent aux sucs digestifs du moustique.
4) Du fait du haut degré d'adaptation entre le virus et son vecteur, les particules virales vont pouvoir franchir la barrière de la paroi de l'estomac et, après une phase de latence, vont se répliquer avec une grande intensité dans les cellules du moustique.
5) Au cours de l'envahissement de la totalité de l'organisme du moustique, les virus vont se retrouver au niveau des glandes salivaires à l'intérieur desquelles ils vont se concentrer.
6) Lors d'un nouveau repas de sang sur une personne saine, la femelle Ae. Aegypti injecte de la salive qui joue à la fois le rôle d'anesthésiant, de lubrifiant pour les pièces buccales mobiles, d'anticoagulant et d'aide à la digestion grâce aux enzymes qu'elle contient.
7) Ce faisant, elle inocule un peu de virus qui, pour peu que la personne en question soit réceptive, va déclencher la maladie.
Entre la phase 1 et la phase 6 s'est écoulé un laps de temps de l'ordre de 10 à 14 jours appelé temps d'incubation extrinsèque. Ce temps est dépendant de la température.
Par la suite, la femelle moustique devenue infectante le restera pendant tout le reste de sa vie.
Ce schéma est valable pour la quasi-totalité des arbovirus transmis par les moustiques.
source institut pasteur |
|  Moustique Culex Pipien |  | Cette espèce apprécie les eaux plutôt chaudes et stagnantes et/ou les mares ou fossés intraforestiers ombreux riches en feuilles mortes. Certaines sous-espèces pouvant avoir des preferendums particuliers : l'espèce anthropophile appelée « moustique domestique », « moustique urbain nocturne » ou encore « moustique de la chambre à coucher » vit dans les milieux urbains à températures douces disposant de gîtes larvaires (présence de piscines mal entretenues, flaques d'eau de pluie)
Habitat
La femelle a besoin de sang pour produire une quantité optimale d'oeufs (jusqu'à environ 200 oeufs). Si elle n'en trouve pas, elle peut se nourrir de nectar, mais ne produira alors qu'une vingtaine d'oeufs.
La jeune femelle fraîchement émergée ne peut piquer qu'après quelques dizaines d'heures, le temps que l'organe piqueur devienne assez rigide pour percer la peau et aspirer le sang.
La femme peut piquer jusqu'à deux fois par semaine en plein été et une fois toutes les deux semaines en hiver pendant lequel elle entre en diapause.
La ponte :
Elle est déposée en surface d'eau stagnante (éventuellement dans une très petite quantité d'eau) par la femelle, les oeufs étant regroupés en une structure en plateau, dite "en nacelle" (sorte de petit radeau dont les bords sont relevés). Si ces oeufs n'ont pas été mangés par un amphibien ou des poissons, les larves en sortent par le dessous et accomplissent leur cycle de développement dans l'eau.
La larve :
Elément du zooplancton, elle grandit par mues, avec 3 mues qui conservent le même aspect puis une 4ème transformation en nymphe (0,8 à 1,2 cm). Elle doit périodiquement remonter à la surface pour respirer via un tube respiratoire qui - jusqu'à la 3ème mue - est situé à l'opposé de la tête, au bout de la queue (la larve respire donc tête en bas). Ce tube lui permet de vivre dans des environnements très pauvres en oxygène. Au stade de la quatrième mue (nymphe), l'arrière du corps de la larve se termine par deux tubes respiratoires, cette fois de part et d'autre de la tête. La larve nage en effectuant un mouvement caractéristique (le corps prenant une forme de "S" avec des mouvements saccadés). |
|  Moustique Aedes albopictus |  | L'Aedes Albopictus est le moustique vecteur du Chikunguya. Il est de la famille des Culidae, comme l'Aedes Aegypti, l'Aedes Fowlori africanus ou encore l'Aedes Mansoni. Ce moustique est recouvert d'une multitude d'écailles. On le différencie très facilement des autres grâce à sa couleur noir annelé de blanc.
Comme chez tout les moustiques, seule la femelle de l'Aedes Albopictus pique pour sucer le sang. Elle attaque au crépuscule et au petit matin quand l'on s'y attend le moins. Ce sang va servir de réserve à ses œufs qu'elle pondra isolement.
Deux possibilités s'offre à elle pour sa ponte de 10 à 300 oeufs :
1- Elle les dépose dans de l'eau stagnante. Les œufs flotteront grâce à une mince poche d'air. 2- Elle les dépose à même le sol et les œufs pourront se développer dès le contact avec le l'eau.
Ils peuvent rester dans cet état pendant plus de deux ans.
A bout de 2 à 3 jours dans l'eau, les œufs éclosent et le moustique atteint son stade larvaire. Il évoluera ainsi pendant 4 à 10 jours, adoptant une position oblique dans l'eau. Ces larves iront surtout dans le fond pour chercher leur nourriture dans la vase.
Puis elles mueront pour devenir des nymphes, pendant 2 à 10 jours. Leur régime est déjà carnassier, elles peuvent même se manger entre elles.
Viens ensuite la transformation finale. Les moustiques peuvent alors vivre pendant deux mois. Et le cycle recommence.
source institut pasteur |
|  Moustique Culex quinquefasciatus |  |
Cette espèce cosmopolite se retrouve dans l'ensemble du monde tropical et possède un proche parent dans les zones tempérées, Culex pipiens, qui lui est presque identique tant par la morphologie que par les mœurs. Il n'est vecteur d'aucune maladie en Nouvelle-Calédonie, mais transmet la filariose dans certaines régions, ainsi que certaines arboviroses dont le fameux virus du Nil Occidental (en angl. West Nile virus).
Comment le reconnaître
Les œufs sont pondusen « radeaux » de couleur noire facilement visibles à l'œil nu, directement sur la surface de l'eau. Ils sont détruits très rapidement en cas d'assèchement.
La larve se caractérise par un siphon long et effilé, de même couleur que le corps et faisant un angle de 90° avec lui. On la trouve, souvent en très grand nombre (il arrive que les larves couvrent la quasi totalité de la surface disponible), dans des eaux en général sales et polluées :
flaques, caniveaux, égouts, fosses septiques
mais on peut aussi la rencontrer dans les mêmes gîtes qu'Aedes aegypti. Ses mouvements sont rapides et nerveux.
L'adulte a des mœurs nocturnes. La femelle est plutôt ornithophile (elle pique de préférence les oiseaux), mais à défaut, elle recherche activement les hôtes humains. Elle entre dans les habitations où elle exaspère les dormeurs par ses bourdonnements aigus et ses piqûres. Le corps est uniformément brun clair sauf quelques écailles beiges sur les côtés et des rayures pâles sur le dessus de l'abdomen qui est arrondi comme chez tous les Culex (et non pointu comme chez les Aedes et Ochlerotatus). Les pattes et la trompe sont plus sombres, mais unies
source institut pasteur |
|  Moustique Aedés aegypty |  |
Un vecteur redoutable :
Ce dangereux insecte a été décrit à partir de spécimens provenant du sud de l'Egypte en 1762 par Linné lui-même. Depuis cette époque, ses facultés d ‘adaptation à l'environnement humain lui ont permis de coloniser l'ensemble des pays tropicaux et tempérés doux du monde entier où il s'est imposé comme le principal vecteur de la fièvre jaune, tuant des millions de personnes et modifiant parfois le cours de l'Histoire. Depuis la découverte d'un vaccin contre cette terrible maladie, Ae. aegypti fait surtout parler de lui en transmettant la dengue. On pense qu'il a été introduit en Nouvelle-Calédonie vers le milieu du XIXème siècle.
Comment le reconnaître
Les œufs sont pondusnon groupés sur les bords des récipients. Ils peuvent se dessécher, rester intacts plusieurs mois (jusqu'à 2 ans) et éclore normalement une fois au contact de l'eau (œufs durables ou quiescents).
La larve a la forme d'un petit ver, elle possède un siphon conique arrondi, plus foncé que le corps (à l'œil nu, il ressemble à un minuscule grain de café) et presque dans le prolongement de celui-ci, de sorte que quand la larve respire à la surface, elle semble pendre verticalement.
On la trouve exclusivement autour des habitations humaines, dans des récipients artificiels isolés du sol contenant de l'eau douce peu chargée en matière organique.
Particulièrement :
- seaux à boutures
- soucoupes sous pots de fleurs
- vieux pneus
- récipients de stockage d'eau potable
- récipients de toutes sortes exposés à la pluie
- fonds de bateaux.
Occasionnellement et pour peu qu'il y ait des habitations à proximité, certains gîtes naturels comme des trous d'arbres ou de rocher peuvent héberger des larves d'Aedes aegypti, mais celles-ci ne se trouvent jamais dans des collections d'eau à même le sol comme des marécages, ornières de roues, zones inondées…
L'adulte est actif pendant la journée, particulièrement le matin et en fin d'après -midi. C'est un moustique très casanier qui ne s'éloigne guère de plus de 100 m de son gîte d'origine, mais qui rentre volontiers dans les maisons pour piquer ou pour se reposer.
Le corps est noir décoré de taches blanches ou argentées. La trompe est entièrement noire. Les pattes sont nettement striées de blanc aux articulations et aux extrémités. Un dessin blanc en forme de lyre et un trait à la base des ailes sont visibles à la loupe sur le thorax .
Le vol est discret et prudent ; la femelle, très anthropophile (elle préfère le sang humain), s'envole facilement quand elle est dérangée au cours d'un repas de sang, et peut donc piquer plusieurs personnes à la suite. Ce comportement a une grande importance épidémiologique. En effet, une femelle infectée, en piquant 3 ou 4 personnes pour un seul repas sanguin, peut propager la maladie 3 ou 4 fois plus efficacement Apparence
* Les adultes portent des marques blanches et noires. * La larve se tient à 45 degrés sous la surface de l'eau. * Les œufs sont de couleur noire et ont la forme de ballons de rugby.
Cycle de vie
* Ces moustiques atteignent l'âge adulte en 6 à 8 jours * Ils subissent une métamorphose complète : œuf, larve, nymphe et adulte.
Moeurs
* Habitat – il se développe dans les réservoirs, en particulier les citernes d'eau propre artificielles. * Piqûre - ce moustique pique principalement lors des changements d'intensité lumineuse (après le lever et avant le coucher du soleil).
* Il préfère les couleurs sombres comme le noir et le rouge * Il peut voler sur de courtes distances (50 à 100m) |
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