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biologie et moeurs

blattes


                Si 4000 espèces, essentiellement tropicales, sont recensées dans le monde, on en compte que 18 en France, dont 5 sont cosmopolites et d'origine incertaine. Elles appartiennent aux genres Blattella, Supella, Blatta et Periplaneta.

Les noms qui leur sont rajoutés (Germanica, Orientalis, Américana, etc.) ne donnent pas d'indications valables sur leur origine réelle.

                Leur taux de reproduction est faramineux. La Blatte Germanique peut avoir 35.000 descendants par an, la Blatte orientale 200, et la Blatte américaine 800. Et ce ne sont que des moyennes car si tout se passe bien, la Blatte germanique peut donner naissance à un maximum de 100.000 petits en un an ! Comment cela ? Une seule oothèque (capsule  pondue par la femelle) peut contenir 40 œufs. Dans sa vie, qui dure en moyenne 140 jours, une femelle peut en pondre 7. Si toutes les femelles de chaque génération en font autant, on obtient en quelques mois des centaines de milliers d'individus... On estime  que pour chaque blatte vue, il peut y en avoir plusieurs dizaines cachés dans la maison !

                La blatte est omnivore ! Elle consomme tout ce que mange l'homme et beaucoup d'autres choses : cuir, cheveux, papier peint, carcasses d'animaux... Elle se régale des livres, surtout s'ils sont tachés de transpiration. Ceci étant, le cafard n'est pas vorace : une dizaine d'entr'eux peuvent vivre une semaine de la colle d'un seul timbre-poste ! C'est de l'eau dont ont surtout besoin les blattes, ce qui explique leur présence dans les cuisines, salles de bains, chaufferies, égouts, etc. Généralement, tous les locaux chauds et humides les attirent.

                Les blattes aiment les endroits sales et les ordures, mais elles peuvent infester même les endroits les plus propres. Comment ? Elles ou leurs œufs peuvent arriver dans le panier à provisions, par la voie des airs, par les tuyauteries d'égout ou de chauffage, depuis chez un voisin, accrochés à vos vêtements alors que vous venez d'un endroit infesté,...

                Les cafards véhiculent des bactéries et des virus responsables de l'hépatite, d'intoxications alimentaires, d'infections urinaires, d'infections cutanées, d'allergies et de dysenteries. Cette allergie peut se traduire par des irritations cutanées, un coryza ou les symptômes de l'asthme. 80% des enfants asthmatiques sont sensibles aux blattes".

                En se promenant un peu partout, mais de façon réfléchie et en ayant un but, le cafard contamine nourriture et ustensiles de cuisine. Il laisse une odeur déplaisante résultant à la fois de ses déjections, de la substance sécrétée par ses glandes fétides, et d'une salive brune qu'il régurgite pour ramollir sa nourriture avant de la manger.
                                                 
                C'est une créature très sophistiquée et résistante : les blattes ont survécu aux radiations atomiques d'Hiroshima. Ce n'est pas à proprement parler un jeu pour eux, mais les cafards s'immunisent progressivement contre les pesticides que lui inflige l'homme... Décapitée, une femelle peut vivre suffisamment longtemps pour mettre ses œufs en sécurité. La blatte américaine peut vivre jusqu'à 6 semaines sans eau et sans nourriture. N'aimant pas la lumière et dotée d'une très mauvaise vue, la blatte, dont les antennes disposent de 40.000 "palpeurs" sensitifs, est très sensible aux mouvements et sent la plus infime variation de lumière. Alarmé par le moindre changement, la blatte détale en moins de 54 millièmes de secondes ! Et à la vitesse 3,6 km / heure, elle peut changer 25 fois de direction par seconde ! Il n'y a aucun animal connu doté d'un tel sens de l'orientation dans l'espace et capable de virer si fréquemment de bord...
N'aimant pas les espaces découverts, elles se déplacent en général le long des plinthes et des tuyauteries, derrière les meubles, dans les angles de murs...

                Actives la nuit et silencieuses , les blattes se réfugient le jour dans des refuges sombres à l'écart du passage des hommes. Leur taille leur permet de se cacher dans les moindres anfractuosités, les plus petites fentes de boiserie, les gaines de fils électriques et de tuyauteries, et même dans les appareils électroménagers. En effet, les radiations et la chaleur que dégagent les circuits électriques des télévisions, des réfrigérateurs et autres caisses enregistreuses attirent fortement les cafards qui semblent éprouver un véritable plaisir à vivre dans ces endroits. Ils sont d'ailleurs parfois responsables de courts-circuits électriques provocant des incendies.


ESPECES COURANTES DANS NOTRE ENVIRONNEMENT

BLATELLA GERMANICA ou "blatte "

  • De 1 à 1,5 cm,
  • couleur jaunâtre,
  • pattes robustes et longues,
  • ailes et élytres bien développés chez le mâle et la femelle,
  • odeur caractéristique âcre et désagréable
  • durée de l'évolution embryonnaire : 3 semaines,
  • croissance larvaire : 6 mois,
  • uniquement présente dans les locaux.

BLATTA ORIENTALIS ou "cafard "

  • Environ 2 cm de long, parfois plus,
  • couleur très sombre, pattes rousses,
  • ailes et élytres puissants mais courts chez le mâle,
  • petits élytres et pas d'ailes chez la femelle,
  • durée de l'évolution embryonnaire : 7 à 10 semaines,
  • croissance larvaire : 6 à 8 mois (avec 6 ou 7 mues).



PERIPLANETA AMERICANA ou "cancrelat "

  • De 2 cm à 4 cm de long,
  • couleur brun rouille,
  • très longues antennes et grandes ailes, .
  • évolution embryonnaire : 7 à 10 semaines,
  • croissance larvaire : 6 à 8 mois (6 ou 7 mues),
  • ailes et élytres du mâle plus petits que ceux de la femelle,
  • durée de l'évolution embryonnaire : 7 à 10 semaines,
  • croissance larvaire : 6 à 8 mois (avec 6 ou 7 mues),
présente dans les locaux "ouverts " (égouts, galeries, ...).




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