La puce est l'ectoparasite infestant le plus fréquemment les carnivores, dans tous les milieux (forêt, rural, urbain).
Dans le milieu naturel et en zone chaude, on en observe toute l'année. En zone tempérée et froide, ses infestations sont plus importantes du printemps à l'automne.
En dessous de 0°c, la plupart des puces et larves meurent, mais les oiseaux migrateurs en rapportent du sud, et un certain nombre survivent dans les terriers, près des hibernants notamment, ou dans les maisons.
Les puces sont souvent bien tolérées par exemple par le chat ou le rat, bien que des pulicoses allergiques puissent apparaître avec un prurit important, dégénérant éventuellement en dermite allergique avec lésions cutanées importantes.
La puce adulte du chat n'est pas un parasite transitoire (du chat, du chien ou d'autres mammifères), qui ne grimperait sur l'animal qu'au moment des repas sanguins.
Elle cherche au contraire à y passer sa vie car une fois tombée au sol, elle meurt rapidement (en 1 à 4 jours, selon l'humidité) mais peu de puces présentes sur un carnivore peuvent changer d'hôte, lors de contacts entre deux animaux par exemple, ou dans un lieu clos (cage, élevage, chenil) où il y a promiscuité d'animaux. Néanmoins, le risque de contamination directe entre carnivores est considéré comme faible
Les puces transmettent de nombreuses maladies vectorielles dont des zoonoses (notamment la peste).
Chez l'homme, les piqûres causent très souvent des prurits désagréables, qu'il faut traiter pour éviter des infections.
Les puces peuvent transmettre à l'homme des virus qui vont causer des fièvres et une anémie. Le traitement se résume à du repos, et à une alimentation équilibrée (apport de vitamines nécessaire, eau en abondance). Les antibiotiques sont inutiles.
Les Tungidae (Pulicoidea) ou « puces chiques » sont des parasites permanents à l'état adulte : les femelles s'enfoncent dans la peau, généralement des pieds, se gorgent de sang, développent une volumineuse ponte qui se répand à la mort de la femelle.
Les puces transmettent la peste d'un rongeur à l'autre (cycle sauvage) et le bacille pesteux (Yersinia pestis) passe accidentellement à l'homme, provoquant - avant l'utilisation des antibiotiques - des épidémies catastrophiques.
Les principales espèces impliquées dans la transmission de la peste sont : Xenopsylla cheopis, Xenopsylla brasiliensis, Nosopsyllus faciatus et en Asie Xenopsylla astia ; le rôle de Pulex irritans restant controversé.
La puce du lapin (Spillopsyllus cuniculi) véhicule et transmet occasionnellement Francisella tularensis (agent de la tularémie) mais aussi le virus responsable de la myxomatose.
Les puces de carnivores véhiculent et peuvent transmettre des filaires sous-cutanées ou péritonéales (ex : Dipetalonema reconditum) et surtout la bactérie Bartonella henselae qui cause la « maladie des griffes du chat ».
 La puce |  |
Les puces,insecte sauteurs, piqueurs, vivent en contact étroit avec leur hôte : ils sont parasites externes de nombreux vertébrés, se nourrissant de leur sang (homme, oiseaux et mammifères). L'adulte mesure de 2 à 6 mm de long (et peut même aller jusqu'à 8mm), c'est un insecte sans ailes ni queue.
Cycle biologique
Les puces passent par quatre stades de développement: œuf, larve, nymphe, et adulte. La durée du cycle biologique dépend de l'espèce en cause, de la température, de l'humidité et de l'accès à la nourriture. En fonction des conditions, une puce peut parvenir au stade adulte entre deux à plusieurs mois.
Développement
Après chaque repas sanguin, les puces femelles pondent de quatre à huit œufs ronds, à coque lisse, de couleur blanchâtre.
Si leur texture est collante, les œufs peuvent se répandre facilement en tombant. L'œuf éclot après quelques jours et il en sort une larve en forme de ver qui, chez les espèces d'hôtes habituels, mesurent environ 1,5 mm pour aller jusqu'à 2,2 mm.
Elle se nourrit de débris organiques, de dépouilles larvaires et du sang séché se trouvant dans les excrétions des puces adultes. Au repos elle se fixe solidement aux poils ou sur des fibres à sa disposition en évitant la lumière.
La larve se recouvre de poussières, de fibres, de grains de sable, et de débris organiques et, sous ce revêtement, elle se tisse un cocon avec la soie fournie par ses glandes labiales.
Dans cet abri, la larve, d'abord blanche, brunit de plus en plus et se métamorphose en adulte. La puce adulte peut rester enfermée pendant plusieurs mois dans son cocon, jusqu'à ce que des conditions propices, comme une augmentation de la température et des concentrations de dioxyde de carbone, favorisent son émergence. Elle est sensible aux vibrations.
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